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La semaine dernière, je cherchais le numéro de téléphone d’un bureau de poste dans un village à une soixantaine de kilomètres. En cherchant sur la toile, je trouve un numéro 800. Quelle ne fut ma surprise quand la jeune fille au téléphone ne pouvait me donner le numéro car elle ne l’avait pas. Forcément, elle était à des milliers de kilomètres d’ici. Il a fallu que j’appelle mon bureau de postes.
Lorsque j’ai déménagé ici, mon village était l’un des plus vivants, une perle de petit village avec un taux de chômage de 3%. Les gens y affluaient. Ils venaient de partout s’y installer. Un magasin avec restaurant où l’on pouvait trouver du très beau linge.
Il y a quelques années. Le magasin a fermé. Ensuite, le dépanneur du coin. Aujourd’hui, en conduisant, j’ai réalisé que toutes les petites communautés se mouraient encore un peu plus. Plus de magasin général, plus de restaurant où les locaux peuvent prendrer leur petit déjeûner ensemble, il n’y a plus que le fameux Tim Horton. Un Néo-Brunswickois sur quatre quitte la province. Des écoles ferment, les jeunes qui ont la chance d’avoir un métier partent et donc plus personne pour payer les pensions de vieillesse. Plus de contribuables pour assurer des services pourtant plus qu’essentiels. Je me demande où seront « parqués » les pauvres vieux que nous serons dans quelques décennies lorsque séniles. Quelles étaient belles nos communautés. Et petit à petit, l’étau se resserre, laissant les plus démunis face à eux-mêmes.

Si cela ce n’est pas l’inexplicable expression Sodade, je me demande bien ce que c’est.