L’automne s’est installé et l’air est de plus en plus frais. Les dernières fleurs sont chose du passé. Les feuillus si éclatants de leur vraies couleurs seront bientôt des squelettes figés que seul le vent fera frémir. Puis, la première neige les drapera d’une majestuosité éphémère avant que le soleil ne les dénude à nouveau. Et l’hiver viendra s’installer pour quelques mois. Et je me remettrai à espérer le printemps, à m’émerveiller à l’apparition des premiers bourgeons.
Que voulez-vous, je suis impatiente et j’ai beau essayer de me soigner, rien n’y fait. Il faut bien des automnes et des hivers pour que reviennent les printemps et les étés. J’ai toujours besoin de me fixer un but pour continuer. J’échaffaude des plans pour le plaisir de me maintenir dans l’expectative. Je suis mal faite, je suis une inguérissable optimiste. Cela fait plus d’un mois que je compte les jours qui me séparent du prochain voyage. Je sais qu’à mon retour, je rêverai de repartir ailleurs avec toute ma petite famille. Et je me prends à imaginer un autre lieu où nous vivrions avant qu’ils ne prennent le chemin de l’université. Je ne sais pas pourquoi, mais je rêve d’ailleurs. Besoin de dépaysement constant. Envie d’admirer d’autres paysages, de rencontrer d’autres personnes, d’apprendre une autre langue. Bref, je veux du changement. Au fait, comment nomme-t’on des expatriés rêvant d’ailleurs?