Il est dit qu’il y a un temps pour la haine et un autre pour l’amour. Un moment pour les peines et un autre pour les joies. Un instant pour se la couler douce et un autre pour travailler avec acharnement. Un temps pour les semailles et un autre pour les récoltes. Une heure pour naître et une autre pour mourir. Mais il n’est expliqué nulle part pourquoi certains doivent disparaître avant d’avoir accompli bien des choses. C’est peut-être moi qui me trompe.
Elle avait quinze ans. Sa disparition est la perte de toute une communauté. Elle avait quinze ans était joyeuse, belle à croquer. Elle avait l’air d’une fée qui sur son passage semait la joie et la confiance. Elle jouait au hockey, à la clarinette, chantait. Quand elle était autour, son sourire ensoleillé faisait fondre bien du monde. Elle laisse des parents, une fratrie, soixante cousins et cousines, des tantes, des oncles, des grands-parents; des amis et des fans. C’est comme si en partant, elle avait ordonné à tout le monde non pas de se souvenir, seulement ,d’elle et de sa présence, mais dire à tous qu’avec un sourire, une tape sur l’épaule, le sens du partage, l’esprit d’équipe, l’amour et l’estime d’autrui. Parce que telle une petite graine un merveilleux terreau lui a permis de grandir et d’étendre des branches. Sa présence manquera à tous.
On aura beau dire, on aura beau écrire, mais dire adieu à un enfant est la plus pénible des épreuves.