Une envie folle d’écrire plusieurs billets sur mes différentes smalas. Ma conscience m’en empêche. Une envie folle de changer de décor, mon état de santé m’en empêche. Une envie folle de tout casser, mon foutu sens de la diplomatie et cette foutue province m’en empêchent. Une envie folle de tout décortiquer, déconstruire à haute voix, toujours la maudite province! Une envie folle de partir en vacances là tout de suite, le sacré boulot m’en empêche. Une envie folle de finir mon histoire, une humilité idiote m’en empêche. Une envie folle de mater les beaux spécimens de la gente masculine, non rien ne m’en empêche surtout après avoir contemplé et admiré le beau Massimo (tut tut longue histoire et classée secret professionnel). Une envie folle d’envoyer balader le petit con qui croit que lorsqu’on est une femme on n’est pas si brillante, mais dès qu’il entend la même idée de la bouche d’un mec il s’écrie: that’s an excellent idea.

Une envie folle de dire à plusieurs que je suis dégoûtée par les conflits d’intérêt qui minent le quotidien, mais je le fais diplomatiquement pour ne pas les ridiculiser devant d’autres. Une envie folle de me départir de ma constante fatigue et retrouver mon enthousiasme d’antan. Une envie folle de me remettre à cuisiner comme avant (merci, Amore de le faire avec autant d’amour et sans faire dans la comptabilité du geste).

Une envie folle de me retrouver avec mes amis longtemps négligés à cause de la course effrénée que je mène. Une envie folle de me débarasser quelques jours de mon éthique professionnelle et juste m’amuser avec mon mec, nos enfants et Jazz. Une envie folle de passer du temps dans le potager et à faire pousser amoureusement fines herbes et légumes, Amore est imbattable côté fleurs alors je me fais toute petite devant son pouce vert. Une envie folle de ne plus avoir à me taper 170kms quotidiennement. Une envie folle de me réveiller, prendre ma douche, boire mon eau chaude et marcher pour aller travailler, je ne désespère pas.. Une envie folle d’acheter le chalet et aller l’installer à quelques mètres d’ici et écouter Amore au lieu de me dire qu’il faudra payer pour l’éducation des petiots.

Une envie folle de vivre et savourer chaque instant, puisque j’ignore de quoi demain sera fait..