Ce n’est pas pour dire, mais je suis lasse. En fait, chaque fois que je reviens de Cuba je ne peux m’empêcher de comparer le monde. Tiens, moi je propose que chaque peuple se gargarisant ou râlant soit soumis à des travaux agricoles sous le soleil. Je vous promets que vous n’aurez plus cette auréole de grandeur dont vous vous coiffez. Oubliez les tondeuses, place à la machette et en bottes de caoutchou Puis, si vous n’êtes pas contents, un ouragan ou deux par année pour calmer vos ardeurs. Une heure ou deux d’attente (toujours sous le soleil) pour vous rendre du point a au point b. Un policier qui se fout carrément que vous soyez haut placé ou pas. Vous avez commis une infraction, c’est clair non? Un bon système d’éducation,  mais qui faute de manne américaine et à force d’embargo se voit contraint de produire pour exiler ses cerveaux pour du pétrole ou encore pour prouver au grand voisin du nord qu’il peut courir car les irréductibles ne se laisseront pas faire. Des amitiés qui vous culpabilisent car vous risquez parfois de mettre vos amis dans le pétrin. Des amours impossibles. Chais pas pourquoi, mais par moments je me dis tiens cela ressemble aux années de mon adolescence au Maroc. Bref, le premier qui me niaise, je l’envoie récolter la malanga sous le soleil des Tropiques ou encore à la rencontre d’un maja.

Ce n’est pas pour dire, mais je suis lasse 🙂