Le peuple vénézuélien était appelé à voter hier, dimanche 2 décembre, par référundum. La réforme constitutionnelle proposée par le président Hugo Chavez concernait pas moins de 69 articles de la constitution. La démarche de Chavez visait à instaurer un état socialiste, mais aussi lui permettait de se représenter indéfiniment comme président de la république. Si la pauvreté recule dans le pays grâce à la manne pétrolière, le pays ne produit plus autant de barils qu’auparavant.

Victoire du camp du non, minime 2%, mais victoire quand même car il s’agit de 3 000 millions (selon CBC) de partisans de Chavez qui ne seraient pas allés voter. Même si Chavez est aimé par une partie importante de la population, il faut se rendre à l’évidence qu’une majorité aussi infime soit-elle a décidé que les réformes constitutionnelles proposées ouvraient plus la voie à une dictature qu’à une réelle démocratie et ces voix ne proviennent pas seulement des opposants de Chavez, mais aussi de ses partisans.

Il est donc grand temps que les Vénézuéliens entament leur réconciliation et travaillent ensemble à rebâtir l’économie du pays.

Faudra qu’Evo Morales tire une leçon des résultats de ce référundum. Lui qui avec son gouvernement a adopté une constitution en l’absence de l’opposition. Oui, les inégalités sont flagrantes mais on ne peut à tout jamais gagner en popularité en opposant pauvreté vs richesse, premières nations vs blancs, collabos vs patriotes. A force d’insister sur la victimisation, on en vient à reproduire ce que l’on reproche à la classe qui a longtemps dominé la scène politique et économique.

Et comme les bonnes nouvelles se font rares, voilà que les officiels de la municipalité de Santiago de Cuba et de la région Sierra Cristal viennent de plébisciter la nomination de nuls autres que Fidel et Raul Castro à l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire. Cela m’a tout l’air que Fidel ne veut en aucun cas se reposer. Que voulez-vous quand on a la fièvre de la politique on ne peut s’en désintéresser du jour au lendemain. Il est certain qu’il ne reviendra pas comme président car vu son âge et son état de santé, mais cela ne l’empêche pas de publier ses réflexions dans toute la presse du pays.

Quant à la Russie de Poutine. Quoi, vous voulez vraiment savoir ce que j’en pense? Give me a break!

Sur ce, je vous souhaite un excellent début de semaine