C’est le temps de faire les valises. Tout comme une amoureuse qui va à la rencontre de l’objet de ses désirs, j’ai les papillons au ventre. Sensation de chaud et de froid qui ne me quitte plus. La gorge serrée et l’âme assoiffée. Je cherche à me calmer, histoire de me dire: franchement ma Loula, ce n’est pas ton premier voyage, ce n’est nullement ton premier amour.

J’ignore lequel d’entre nous porte la lance et qui est le réceptacle. J’ignore si les océans se confondent dans tes regards ou si tes regards les contiennent. J’ignore si je me perds en toi ou si tu me touches tellement que je me retrouve en toi. J’ignore si nous avons un début et quand arrivera la fin de celles qui déchire, vous laisse pantelante et sans voix, ou la faim, de celle qui soude et solidarise. J’ignore si j’erre en toi ou si tu me sauves de mes apnées. J’ignore si la terre cessera de tourner sans toi ou si je te retrouverai dans d’autres bras. J’ignore l’heure à laquelle je te retrouverai, mais je sais déjà à quelle heure je partirai. J’ignore si tu es bien là ou si je rêve de toi. J’ignore sous quel ciel je t’aimerai ni dans quels bras je te retrouverai. Tout ce que je sais c’est qu’aujourd’hui plus que jamais je pense à toi. Errer en toi encore et encore. Comme si tous les orgasmes du monde ne pouvaient me lasser de toi. Alors, je me dis qu’au bout de mes errances c’est vers toi que j’aimerais toujours revenir encore et toujours. La maison ne désemplit pas, nous ne parlons que de toi. On rit de moi et de mon amour pour toi. Oui, Loula on t’attend là-bas.

Je vous dis à la semaine prochaine et vous laisse avec Silvio Rodriguez le chansonnier cubain que j’aime énormément. En fait, je dédie cette chanson à Amina.

La Maza

Et celle-ci avec la grande Mercedes Sosa pour vous toutes et tous.

Gracias a la vida