Ce soir, le ciel a décidé de gronder, de tonner et de parsemer l’obscurité d’éphémères éclaircies. Le vent a décidé de faire danser les feuilles et d’investir la maison d’une brise bienvenue, les oiseaux dorment, les araignées font la chasse aux hannetons. Hier, le premier colibri est venu boire. Les iris commencent à flétrir, le muguet à survécu à la transplantation. La vie est belle, du moins c’est ce que je me dis à tous les matins et à tous les soirs.
La vie, j’ai repensé à ce vieux monsieur, au bord de la rivière, rencontré le mois dernier. Il était là assis patiemment avec sa canne à pêche. C’est en l’approchant que je vis sa femme elle aussi patiemment assise, mais dans le camion. Elle l’attendait en le couvant du regard. Il suffit souvent de presque rien pour que la vie soit belle. Il suffit de presque rien.

Le ciel pleure d’une ondée de chaleur. Espérer que cela ne dure pas, mais voeu pieux puisque le ciel ne cessera de pleurnicher cette semaine. Un petit sourire rayonnant et vlan une petite crise selon le réseau météo, ah que nenni rétorque celui d’environnement Canada. Qu’à cela ne tienne, il vente toujours, tonne et tombe la pluie. Je me demande comment se porte la petite marguerite africaine qui sera transplantée demain. Si fine et délicate, elle se tient fièrement dans son petit pot que je n’ai pu résister à la contempler un bon moment avant de l’acquérir.


Il me faut filer sinon je finis le sac des délicieuses madeleines et cela ferait de moi une mère indigne. Aie, pincement au coeur en imaginant leurs mines tristounettes si les madeleines ne sont pas au rendez-vous pour la collation matinale. Et surtout, me faut sonner le clairon à 6.30am. Je vous souhaite une agréable nuit ou une superbe matinée, moi je cours retrouver Morphée.