Ce n’est pas ma journée, mais ça je l’ai déjà écrit. Ce n’est pas ma soirée non plus et ce l’est encore moins pour les électeurs du Québec qui se rendront compte dans quelques semaines du bourbier dans lequel ils ont sauté.
Cela fait plus d’un siècle qu’il n’y a pas eu de gouvernement minoritaire au Québec. Un parti réélu par la peau des fesses et même chose pour son chef. Un Parti québécois qui est relégué au troisième rang et ne sera pas l’opposition officielle et dont le chef devrait aller se recycler, plus lame que Boisclair tu meurs! Assumer ses responsabilités, mais faudra qu’il regagne la confiance du parti et je n’entrevois pas telle chose car de tous les partis, le PQ est celui qui est le moins tendre avec ses chefs. Grosse erreur du PQ d’avoir choisi Boisclair au lieu de Pauline Marois. Même erreur commise par Radio-Canada quand son administration a décidé de remplacer Bernard Derome par Stèphane Bureau.
La démocratie a peut-être parlé, mais à quel prix? Une métropole qui a voté libéral ou parti québécois, mais qui est de plus en plus coupée du reste de la province. Ces élections sont celles des régions. Je ne peux m’empêcher de penser aux red states blue states chez notre voisin du sud. Ces élections sont celle d’une protestation car les deux chefs de partis n’en avaient pas la carrure. C’est Landry qui dit: En démocratie, le peuple ne se trompe jamais, mais il peut être trompé. Cette phrase accusatrice à l’égard des libéraux peut être ce soir dirigée vers les manipulateurs de l’opinion publique. Le Québec n’en manque pas surtout dans certains média.
Je vous souhaite, amis et famille québécois un meilleur avenir que celui qui se dessine ce soir et jusqu’au prochaines élections qui j’espère réconciliera votre belle province si déchirée ce soir.
Loula dans un hotel dans la ville de Québec