Lui: J’achète qui je veux pour écouler ma marchandise.
Moi: C’est contraire à notre code d’éthique.
Lui: Leur code d’éthique, je m’en balance. La preuve, regarde ma fortune. Alors qu’eux survivent.
Moi: je ne suis pas ici pour parler de votre fortune. Mais des actions à entreprendre en faveur du groupe auquel vous appartenez.
Lui: Qu’ils se contentent de rester dans la région.
Moi: Et vous laisser le monopole du reste du territoire?
Lui: Money talks.
Moi: Not to everybody.
Lui: T’es encore naïve.
Moi: Ça se peut bein.
Lui:Tu veux entendre la vérité ou des histoires.
Moi: Je veux vous suggérer quelques idées et avoir votre avis.
Lui: Ecoute, you want to do business you have to have the cash and know when, how and on who to spend it. Appelle-ça de la corruption si tu veux. Moi, j’appelle ça le secret du succès. Et puis si tes patrons travaillaient aussi fort que moi au lieu de se plaindre, ils n’auraient pas ce problème.
Moi: Je vous remercie d’avoir été aussi franc.
Lui: Tu ne voudrais pas venir travailler pour moi?
Moi: Merci, mais pour l’instant je suis bien où je suis.

J’aurais pu en rester là, mais que voulez-vous comme dirait Le génial faut sortir le méchant. J'accède à mon courrier quand je tombe sur un courriel des plus bizarres. Il est des fois où parler, devrai-je dire s'exprimer, vous fait attirer les tomates de personnes qui non seulement ne voient pas la vie sous le même angle que vous, mais vous refusent tout simplement le droit à la différence. Mince, last time I checked I was me et pas la société et mon individualité on en fait quoi? C'est comme qui dirait oy on t'envoie à l'école pour apprendre et pas pour penser. T'es une femme, t'as compris, tu dois filer doux et pas avoir de tête. Mais, il me faut ne pas être sexiste puisque même les hommes sont accusés de penser. Car chez ces gens là il ne faut pas penser, il faut se faire petit, à la rigueur si ils pouvaient se clôner ils n'y verraient aucune objection. Ce serait merveilleux un monde de suiveurs ou encore un monde qui ne discute pas et ne questionne pas.
Du coup, je me demande si cela vaut bien la peine. Mais sérieusement, is it worth the trouble? Si j'écris des délires, je suis une marathonienne des plaisirs interdits, si je me fais plus réaliste je suis une femme perdue, une socialiste (houu c'est tabou!) ou encore une pimbêche. Nulle part ailleurs, I swear je n'ai jamais lu de pareilles insultes de ma vie. And you know what, plus on s'amuse à m'envoyer des tomates, moins j'ai envie de partir.
Entre la mauvaise réplique de Tony Soprano qui s'amuse à acheter le monde et à agrandir le nombre de ses serfs et ceux qui disent tais-toi, je n'ai que ceci à dire: Do not bully me. You do not own me.
Bof, et puis tout fout le camp, bref même les caractères ne sont pas avec moi ce soir!Mon coup de gueule de l'été.