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Bonjour/Bonsoir,

Partie pour une autre réunion, donc pas possible de poster ce billet le 29 octobre. Je le fais cette nuit pour le droit au souvenir.
Il est des commémorations que nous ne pouvons oublier et encore moins ne pas souligner. J’ai choisi cette chanson car avec celle de Brel (Quand on a que l’amour) elle donne un sens à tant de sacrifices. Celui de Ben Barka a été de priver une famille de son époux et père, aux pays non alignés un meneur car la Tricontinentale n’aura jamais lieu, aux Marocains un espoir avorté.
Il s’est écrit tellement de choses au sujet de l’homme public. Aujourd’hui, des Marocaines et Marocains font dans le spirituel à la noix de coco alors que le saint sacré maître a été un tout petit ne pensant qu’à avancer sa carrière et les autres flirtant avec le Makhzen ne sont que des poujadistes en puissance. Bien entendu, nous ne saurons jamais ce que Ben Barka aurait fait si à la tête d’un gouvernement élu (dream on, dream on). Mais nous reste cette image d’un avenir spolié, assassiné, avorté. Pourquoi pas un 29 octobre comme fête du souvenir? Et pourquoi pas une vraie Commission? Faudra emprunter au Québec le fameux « Je me souviens ».
Paroles et Musique: Maurice Fanon, Gérard Jouannest 1976© 1976 – Disque Barclay

Pour ceux qui entrent dans la danse

Au nom de la grande espérance
Au mépris de leur vie
Mon fils chante
Pour ceux qui luttent pour la vie
Sans autres armes que leur vie
Pour qu’ils vivent longtemps
Mon fils chante
Pour ceux qui combattent la nuit
Pour le jour où le soleil luira
Pour tous les hommes
Mon fils chante
Pour ceux qui meurent en chemise
A l’aube du temps des cerises
Sous les yeux des fusils
Mon fils chante
Mon fils et toi le fils
Qui naîtra de mon fils
Tant que meurt la liberté
Pour que la liberté
Vive dans le monde entier
Mon fils il faut chanter
Pour ceux qui poussent sans espoir
La porte étroite de l’histoire
Au nom de l’idéal mon fils chante
Pour ceux qu’on traîne dans le noir
Sur le sol du dernier couloir
Des chambres de tortures
Mon fils chante
Pour ceux qui ne verront jamais
Plus le soleil rouge de mai
Sur le port du Pirée mon fils chante
Pour ceux qui jusque dans la mort
Ont la force de vivre encore
Pour ceux qui vont vivre
Mon fils chante