Pendant des années lorsque ma moitié se partageait entre Khmiss Batata et le pays de l’oncle Sam, il ne cessait de me dire: « Bibiche, partons une semaine visiter la Nouvelle Orléans ». Déjà que j’avais refusé de laisser mon petit pour aller au Trinidad. Mais bon, difficile de laisser ses petiots une semaine avec une gardienne et aller faire la java en Louisiane. Les rares vacances sans les enfants fallait que ma moitié ou la moitié de ma smala soient avec eux. Abi qui malgré son coeur chancelant sortait mon amour de 3nitra, Mia qui laissait la perle déblatérer son saoul. Bref, la pagaille ou khlass. Il ya trois ans, Paris en amoureux et appel tous les soirs à Khmiss Batata et lui qui ne cessait de me dire: mais mince ils sont avec Mia, ils vont bien. Bref, je suis une mère poule!
Nous ne verrons jamais la belle Nouvelle Orléans, parce qu’à cause du pétrole, les marais ont été asséchés et maintenant bein la nature a pris sa revanche. Et surtout, bien fait pour moi. Carpe diem j’ai jamais su ce que cela voulait dire!
Bien fait pour moi, je devrai écouter mon homme plus souvent, mais reste Lafayette puisque nos amis y demeurent. Ce soir, nous recevons ce qui reste de l’ouragan. Je ferme la makina, vous fais des mwahates et des 7oumachates et vous dis à demain ou à après demain ou encore dans une semaine. J’ai eu la peur de ma vie aujourd’hui, le bureau de ma moitié a appelé en me disant: on essaie de ramener mssio via les USA, c’est quoi sa date de naissance? Geee, cela m’a pris un moment avant de réaliser qu’au lieu qu’il revienne par les cieux canadiens, il lui faudra faire un détour via les terres de l’oncle Sam et comme c’est un avion privé bein le pilote avait besoin de déclarer le nom des passagers et leurs dates de naissance. Bref, je m’en passerai d’appels de ce genre. J’ai hâte que cette année achève. Il y a presqu’un an, Abi, puis ce mois l’accident de mon adorable petit neveu 4 ans, fils de mon ami, dont on attend de voir les fémurs resoudés, puis la mort d’un jeune de 15 ans en Espagne il y a deux semaines. Sans parler de bien des choses qui ont foutu le moral de la smala à terre. A quoi bon parler de ce qui fait mal quand on peut s’évader à travers les mots via ce blog, mais le blues finit tjrs par nous rejoindre. Bref, je rêve de jours plus heureux pour ma petite et grande famille. A bientôt.
Et encore mwah,